Dumonceau, Norbert, François, Eugène
Souvret, le 24 janvier 1730 – Tournai, 17 mars 1817 (Certaines sources disent 1814)
Norbert était le quatrième enfant de Godefroid Dumonceau et de Marie-Isabelle, Elisabeth Philippe, riches propriétaires terriens. Il était le cadet de la famille. La première mention concernant sa vie nous donne à connaître qu’il suivit des cours de philosophie à Douai en 1749. Avant : rien.
Rentré en Belgique en 1750, il étudie la médecine à Louvain sous l’égide des professeurs Rega, Devillers, Van Rossum, Jacquart et Michaux. Pendant cette période, il est fait trésorier et doyen des bacheliers en médecine. Le 1er août 1753, il défend sa licence.
Ensuite, Norbert Dumonceau repart en France pour suivre pendant deux ans les cours d’anatomie et d’accouchement du docteur Antoine Petit et le cours de pratique de chirurgie d’Andouille à Paris. Par la suite, il suit le cours d’accouchement de Levret, les cours de chimie et de pharmacie de Ruelle.
Norbert Dumonceau revient à nouveau en Belgique et se fixe à Tournai. A partir du 9 septembre 1755, il enseigne au collège de médecine de cette ville. Il sera successivement médecin des pauvres de Saint-Nicaise et de Saint-Piat, troisième médecin pensionnaire de la ville en 1762, deuxième médecin pensionnaire en 1777 et premier médecin pensionnaire en 1785.
Norbert Dumonceau sera également le médecin particulier de S.A.S. le prince du S.E.R. de Salm-Salm, évêque de Tournai, médecin de la ville et des hôpitaux.
Le 5 juin 1768, il épouse une tournaisienne née le 17 octobre 1743, Marie Lemaire. Ils eurent 13 enfants : neuf filles et quatre garçons.
Le premier juillet 1778, le doyen des apothicaires remit aux
« consaux faisant les États de la ville et cité de Tournay » une
copie du prix des médicaments tant simples que composés.
Ce document fut transmis au Collège des Médecins chargé
de l'étudier suivant un plan indiqué par le Magistrat dans sa lettre
d'envoi.
En 1778, le Collège des Médecins de la ville de Tournai charge Norbert Dumonceau ainsi que deux de ses confrères Neve et Robert d'étudier une proposition de prix (taxes comprises) pour les médicaments simples et composés suivant un plan indiqué par un magistrat dans sa lettre d'envoi afin d'uniformiser les prix des médicaments suite à la demande des apothicaires de la bonne ville de Tournai.
Ces derniers acceptent. La chose sera terminée le 13 juillet 1779 et il sera remis au Collège des Médecins un long rapport sur la question. Le 14 juillet 1779, Norbert Dumonceau présenta en détail devant le Collège des Médecins le fruit de ce travail de longue haleine.
Dans ses "Notes pour servir à l'histoire de la pharmacie à Tournai", Edmond Leclair donne des détails concernant ce rapport :
"Les médicaments simples sont divisés en trois classes : ceux
tirés des règnes, végétal, animal et minéral, chaque classe étant
subdivisée en plusieurs articles.
Après ce dénombrement des drogues simples, ils ont étudié
les préparations galéniques et chimiques les plus usuelles qui
devaient se trouver chez les apothicaires, et 'les ont divisées en seize classes.
Après cette mise en ordre des 550 produits simples et des 730
médicaments composés, ils ont attribué un prix à chacun d'eux.
Pour la première partie ils ont vu les taxes des autres villes :
... ; pour la seconde partie, ils ont « scrupuleusement apprécié tous les ingrédiens ».
On comprend que le rapporteur ajoute à ce sujet :
« Je ne puis vous exprimer combien ce travail nous a été pénible et fastidieux ; représentez-vous les détails et les calculs infinis toutefois nécessaires auxquels il a fallu descendre... Un simple coup d’œil sur notre besogne vous fera apercevoir le grand nombre de recherches et de combinaisons que nous avons nécessairement dû faire pour exécuter notre plan ».
Dans cette nomenclature, certains produits tombés en désuétude ont été conservés parce qu'ils pouvaient encore servir. C'est
l'édition de 1772 de la pharmacopée de Lille qui a été suivie ; on
y ajouta quelques médicaments choisis dans d'autres antidotaires."
Pendant plus de dix ans, le rapport fut mis de côté. In fine, la corporation des apothicaires n'en prit seulement connaissance que le 22 juillet 1784. Ce rapport fut accepté sans observation de par la corporation. Mais, il fallut attendre le 10 janvier 1786 pour que la décision d'imprimer le document soit prise. Son titre : Taxatio medicamentorum, tam simplicium selectorum et débite mundatorum, quam compositorum Galeno-Chymicorum.
Le 12 juillet 1812, la Société médicale d’émulation de la ville de Tournai dont il est un des membres fondateurs et le premier président, est fondée. La société sera dissoute dans le courant de l’année 1833.
Norbert Dumonceau fut considéré de son vivant comme un chercheur de renom et publia de nombreux articles. Vu sa notoriété, il avait de nombreux patients.
Sources bio-bibliographiques
BERNIER (Théodore)
Dictionnaire géographique... op. cit., p. 307 p. 340
Hoverlant, M.
Essai chronologique pour servir à l’histoire de Tournai
Leclair, Edmond
Notes pour servir à l'histoire de la pharmacie à Tournai
In
"Revue d'Histoire de la Pharmacie",
1947, vol. 35, n° 118, pp. 173-
Lefebvre, Gaston
Biographies tournaisiennes des XIXe et XXe siècles
. - Tournai : Archéologie industrielle de Tournai, 1990
. - 303 p. : ill.
. - Dumonceau, Nobert-François-Eugène : p. 86, p. 300
Philipart
Philippe-Norbert Dumonceau
In
« Société historique et littéraire de Tournai », p. 373-376.
BIBLIOGRAPHIE
Articles
Journal de Médecine :
Observations sur les cornes survenues aux cuisses de plusieurs femmes,
Tome 14, 1761, p. 145-161
Observations sur les naissances tardives,
Tome 30, 1761, p. 246
Lettre sur l’extirpation d'un polype utérin,
Tome 33, 1761, p. 538
Observation sur un empoisonnement par le sublime corrosif,
Tome 49, 1761, p. 36
Observation sur un accouchement extraordinaire,
Tome 28, 1768, p. 525-530
Observation sur des vers urinaires,
Tome ?, 1768, p. ?
Rapport d'un accouchement monstrueux,
Tome 28, p. 522-524
Histoire d'un polype utérin,
Tome 29, 1768, p. 519-542.
Lettre à Monsieur Petit docteur-régent de la Faculté de Médecine à Paris, sur une naissance tardive,
Tome 30, 1768, p. 246258
Taxatio medicamentorum, tam simplicium selectiorum & debite mundatorum, quam compositorum galeno-chymicorum, lege artis praeparatorum juxtà codicem specialiter insulensem anno 1772 editum [...] / Platteau, Norbert-François-Eugène Dumonceau, Malbeck, Jan-Baptiste Luc Planchon, Dominique Tonnelier, Malbeck, T.C.J. Rose, Carvin Decourtray, Leje
. - Tornaci : ex Officinâ Adriani Serré [...], 1786
. - [14], 74, [2 bl.] p. ; 4to
. - Lettre de Platteau au collège de médecine ; discours de Norbert
François Eugène du Monceau à messieurs les proto-médecin et membres du collège de médecine de Tournai; lettre signée par Malbeck, père, Planchon, Tonnelier, Malbeck fils, T.C.J. Rose, Carvin, Decourtray et Lejeune adressée à messieurs les prévots, jurés, mayeurs et échevins de la ville et cité de Tournai etc. Sig. [p]2 *1 *4 [A]-T2
Luc Heuchon (Tous droits réservés)
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jeudi 1 février 2018
jeudi 30 novembre 2017
Jean Flament, enseignant et écrivain
Flament, Jean
Charleroi, 11 septembre 1942 - Décédé à Charleroi, le dimanche 29 avril 2012 à l'âge de 69 ans.
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| Jean Flamant - La Fureur de Lire 2005 (Photo Luc Heuchon) |
Jean était le fils d’Ernest Flament et de Germaine Nitelet et le frère de Janine.
Il a épousé Thérèse Molle qui lui a donné une fille prénommée Nathalie dont il me confia qu’elle était son plus beau souvenir. Le couple habitera à la Grand rue à Trazegnies.
Après ses humanités à l’Athénée royal de Charleroi, Jean Flament décide de suivre les cours à l’École normale de Morlanwelz afin de devenir instituteur. Pour parfaire sa formation, il suit les cours de l’Institut supérieur de Pédagogie de Morlanwelz.
Pendant cette formation, il sera fortement influencé par les professeurs Jacques Losson, Professeur honoraire de l’École normale de Morlanwelz et Robert Joly, Professeur émérite de l’U.L.B.
A partir de 1961, il donne cours à l’École fondamentale provinciale d’application de Morlanwelz. Il dirigera cet établissement de 1995 à 2002. A sa mise à la retraite, il obtient le titre de Directeur honoraire. Cependant, sa carrière d’enseignant connut un entracte en 1963-1964 suite à son appel sous les drapeaux.
Jean Flament aura comme collègue un autre écrivain trazegnien : Jean-Claude Seguin.
Amateur de jazz, il aime également Brel, Brassens et la Mer du Nord avec une préférence marquée pour la Ville d’Ostende.
A ses moments "perdus", il pratique le dessin et les techniques du pastel, de l’aquarelle et de la peinture à l’huile. Il s'adonne également au bricolage.
Dans les années 60, il fait partie de l’association "Littérature française du Hainaut", association ayant son siège social à Marchienne-au-Pont. Jean Flament y tient la chronique « Jazz-note » dans la revue « Falaise » que publie l’association. Certains de ses poèmes y sont également publiés.
En 1992, il obtient le Prix de pédagogie Fernand Hotyat. Et en 1993, son œuvre littéraire est récompensée par le Prix du Polar de la R.T.B.F. 1er programme Radio pour trois nouvelles policières : "En désespoir de cause, Le petit homme triste et Tango". "Le petit homme triste" paraîtra une première fois dans le recueil collectif Sanguines aux éditions Quorum en 1995. Cette nouvelle sera également reprise dans le recueil de nouvelles "Du ciel au lit" chez Luce Wilquin en 1998.
En 1997, son manuscrit « Ostende Blues » est remarqué par Bruce Mayence, directeur de collection chez Luce Wilquin et sera publié par cette maison d’édition. Jean Flament a été fortement marqué par le massacre d’otages par les rexistes en date 18 août 1944 au lieu-dit "Le Rognac " à Courcelles. "Ostende Blues" est à la fois un hommage au Jazz et à la Ville d’Ostende mais également raconte la "quête" du narrateur …. la recherche d'un criminel de guerre.
En 2002, l’Imprimerie provinciale du Hainaut publiera son second roman "Les treize coups de minuit". Roman que l’auteur dédicaçera lors de sa présentation au Centre culturel de Courcelles le samedi 1er février 2003.
Jean Flament était fortement marqué par la marche galopante de la Science, des Techniques et de la Technologie. "Marche galopante," disait-il, "qui se fait parfois au détriment des relations humaines".
Mais par-dessus tout, Jean Flament exécrait la bêtise et la méchanceté.
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| Jean Flament - La Fureur de Lire 2005 (Photo Luc Heuchon) |
Sources bio-bibliographiques
Citation...
La citation et son auteur,
In Réflexion,
12/1997, n° 20
Delhasse, Guy
Noir pastel en remet une couche,
In Culture livres
02/1998
Du …
Du ciel au lit, op. cit.
. – Jean Flament : p.232
M.L.P.
Jean Flament : premier roman, premier succès
in Le Rappel,
n°
Molle, Maurice
In Lire en Hainaut,
03/1998
Stas, André
Elle adore le « noir » pour lire le soir…
In Le carnet et les instants,
n°, p.68
BibliographieMonographies
Oostende blues
. Hannut : Luce Wilquin, 1997
. – 184 p.
. – (Noir pastel)
Les XIII coups de minuit
. - Jumet : I.P. éd., 2002
. – 199 p.
. – ISBN 2-930336-28-5
Rosa
. – Trazegnies : Jean Flament, 1991
. – 101 p.
Textes dans recueils et revues
…A « coquin » : [Poème],
« Falaises »,
N° 24, janvier-février 1964, p.26
Jazz-note: [Chronique],
« Falaises »,
N° 24, Janvier-février 1964, p. 39-40
L’impératrice du blues,
« Falaise »,
n° 23, novembre-décembre 1964, p. 22
Succès damnés [nouvelles]
. – Hannut : Luce Wilquin, 1997
. –
. – (Noir pastel)
Le petit homme triste
In
Sanguines
. – Ottignies : Quorum, 1995
. – 160 p.
Le petit homme triste, pp. 137-149
in
Du ciel au lit [nouvelles] / [présenté par] Bruce Mayence
. – Hannut : Luce Wilquin, 1997
. – (Noir pastel)
Luc HEUCHON - TOUS DROITS RESERVES
samedi 18 novembre 2017
Nicole MacKenneth, une écossaise dans l'âme exilée à Gouy-lez-Piéton
MacKenneth, Nicole
Pseudonyme de Martine, Nicole, Claudine KEUWET.
Née à Charleroi, le samedi 25/12/1954 et décédée à La Louvière, le dimanche 1 janvier 2006 à l'âge de 51 ans
Notre écrivaine était la fille de Willy Keuwet et de Marthe Migeotte.
Epouse de Michel Claus et mère de Jennifer, elle vécut une partie de sa vie à Gouy-lez-Piéton.
Après une candidature en droit à l’U.L.B., elle devint in fine titulaire d’une licence en journalisme et d’une agrégation pour l’enseignement supérieur de l’U.L.B.
Par la suite, elle donnera des cours de morale, d'actualité et de sciences humaines de 1976 à 1989. De 1990 à la fin de sa carrière professionnelle, elle sera sous-directrice à l’I.C.E.S. Léon Hurez à La Louvière.
Enfant, elle visita le château de Bouillon. S’ensuivit alors une véritable passion pour les châteaux médiévaux et le moyen âge. Mais, son château préféré était le château de Thy-le-Château et le point de départ du livre "Un fantôme en héritage" tant elle fût impressionnée par un fête médiévale ayant eu lieu au dit château en 1997. Elle y tint d’ailleurs une conférence de presse le 28/01/2003 pour présenter son roman. Ce roman sera publié par l'Imprimerie provinciale du Hainaut à l'initiative de son directeur, Jacques Fauconnier. Ce dernier justifiera sa décision en expliquant que : "Souvent, la région du Centre est cataloguée comme sinistrée. Nous voulons tout simplement prouver qu'il y a beaucoup de talents à mettre en évidence..."
A propos du castel de Thy-le-Château, Nicole MacKenneth expliquait : « Il se passe quelque chose entre le château et moi. Chaque fois que je le regarde ou que j'y pénètre, je ressens la même émotion ».
C’est la lecture des livres d’Enid Blyton qui lui donna l’envie d’écrire dès l’âge de 12 ans. Mais, elle se disait atteinte de Pottermania à un stade avancé. Le premier livre de Nicole MacKennett sera publié aux Editions Labor en 1997. Il s'agit de "La mystérieuse route des ruines ou les Châtelains de Mortespierres". C'était l'aboutissement de 10 ans de travail.
Sa destination de prédilection était l ‘Écosse où elle aurait aimé vivre. D’où, son pseudonyme. Mais, elle gardait également un merveilleux souvenir de l’île de Batz en Bretagne.
Martine Keuwet se définissait comme suit : "Je ne supporte ni l’injustice, ni la malhonnêteté, ni le désordre, ni la violence. Vivre dans le monde actuel me convient donc très mal. Je suis plutôt stable, raisonnable et j’‘aime la tranquillité. Je suis aussi une solitaire, secrète, méfiante, anxieuse et agoraphobe".
Elle était perçue par ses proches comme une ermite. Sa fille lui disait d’ailleurs souvent. Mais, elle était considérée également comme une battante car, quand elle voulait vraiment quelque chose…
Une de ses passions était l’équitation qu’elle a pratiqué de 1966 à 2002. Son plus mauvais souvenir fût l’euthanasie de son cheval. Elle faisait d’ailleurs partie de l’a.s.b.l. Hainaut-Centre qui a pour objectif l’organisation d’activités en rapport avec l’équitation au manège d’Anderlues. Elle aimait également jardiner et observer la Nature.
C'est à l'occasion d'une conférence de presse ayant eu lieu à la Bibliothèque de Morlanwelz que j'ai eu le privilège de rencontrer une première fois notre auteur. Nicole MacKenneth présentait son dernier né "La pierre de la destinée"
Gravement malade, elle mit un point d’honneur à honorer de sa présence, les 24 et 25 octobre 2005, la manifestation littéraire organisée par la Bibliothèque communale de Courcelles dans les locaux du Centre culturel.
Ce furent ses dernières séances de dédicace. C'est avec émotion que j’appris son décès quelques mois après.
Bio-bibliographie
Entretiens avec l'auteure et questionnaire
Descamps, Marie-Grâce
Il était une fois un fantôme : Gouy-lez-Piéton, un écrivain se révèle,
“La Nouvelle Gazette”
Vendredi 18/04/2003, p. 28, ill.
Guily, Sandra et Willems, Luc
in
« L’invité du vendredi » sur
« Télé Sambre »,
Vendredi 05/09/2003
Pauwels, Martine
Du Hainaut aux Highlands, avec Nicole Mc Kenneth
« La Nouvelle Gazette : éd. Du Centre »,
N° 41, vendredi 18/02/2005, p. 6, ill.
Potie, Sophie
Un fantôme sort de l'ombre : Le second roman de Nicole MacKenneth, un écrivain bien de chez nous, vient d'être publié
"La Dernière Heure"
28/01/2003
Bibliographie
La mystérieuse route des ruines, ou, Les châtelains de Mortespierres
. – Bruxelles : Labor, 1997
. – 166 p. : ill.
La pierre de la destinée : roman historique
. – Jumet : IPH éd., 2005
. – 241 p.
Un fantôme en héritage
. - Jumet : IPH éd., 2
. – 319 p.
Luc HEUCHON – Tous droits réservés
Pseudonyme de Martine, Nicole, Claudine KEUWET.
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| Nicole Mac Kenneth - La Fureur de Lire 2005 - Photo Luc HEUCHON |
Née à Charleroi, le samedi 25/12/1954 et décédée à La Louvière, le dimanche 1 janvier 2006 à l'âge de 51 ans
Notre écrivaine était la fille de Willy Keuwet et de Marthe Migeotte.
Epouse de Michel Claus et mère de Jennifer, elle vécut une partie de sa vie à Gouy-lez-Piéton.
Après une candidature en droit à l’U.L.B., elle devint in fine titulaire d’une licence en journalisme et d’une agrégation pour l’enseignement supérieur de l’U.L.B.
Par la suite, elle donnera des cours de morale, d'actualité et de sciences humaines de 1976 à 1989. De 1990 à la fin de sa carrière professionnelle, elle sera sous-directrice à l’I.C.E.S. Léon Hurez à La Louvière.
Enfant, elle visita le château de Bouillon. S’ensuivit alors une véritable passion pour les châteaux médiévaux et le moyen âge. Mais, son château préféré était le château de Thy-le-Château et le point de départ du livre "Un fantôme en héritage" tant elle fût impressionnée par un fête médiévale ayant eu lieu au dit château en 1997. Elle y tint d’ailleurs une conférence de presse le 28/01/2003 pour présenter son roman. Ce roman sera publié par l'Imprimerie provinciale du Hainaut à l'initiative de son directeur, Jacques Fauconnier. Ce dernier justifiera sa décision en expliquant que : "Souvent, la région du Centre est cataloguée comme sinistrée. Nous voulons tout simplement prouver qu'il y a beaucoup de talents à mettre en évidence..."
A propos du castel de Thy-le-Château, Nicole MacKenneth expliquait : « Il se passe quelque chose entre le château et moi. Chaque fois que je le regarde ou que j'y pénètre, je ressens la même émotion ».
C’est la lecture des livres d’Enid Blyton qui lui donna l’envie d’écrire dès l’âge de 12 ans. Mais, elle se disait atteinte de Pottermania à un stade avancé. Le premier livre de Nicole MacKennett sera publié aux Editions Labor en 1997. Il s'agit de "La mystérieuse route des ruines ou les Châtelains de Mortespierres". C'était l'aboutissement de 10 ans de travail.
Sa destination de prédilection était l ‘Écosse où elle aurait aimé vivre. D’où, son pseudonyme. Mais, elle gardait également un merveilleux souvenir de l’île de Batz en Bretagne.
Martine Keuwet se définissait comme suit : "Je ne supporte ni l’injustice, ni la malhonnêteté, ni le désordre, ni la violence. Vivre dans le monde actuel me convient donc très mal. Je suis plutôt stable, raisonnable et j’‘aime la tranquillité. Je suis aussi une solitaire, secrète, méfiante, anxieuse et agoraphobe".
Elle était perçue par ses proches comme une ermite. Sa fille lui disait d’ailleurs souvent. Mais, elle était considérée également comme une battante car, quand elle voulait vraiment quelque chose…
Une de ses passions était l’équitation qu’elle a pratiqué de 1966 à 2002. Son plus mauvais souvenir fût l’euthanasie de son cheval. Elle faisait d’ailleurs partie de l’a.s.b.l. Hainaut-Centre qui a pour objectif l’organisation d’activités en rapport avec l’équitation au manège d’Anderlues. Elle aimait également jardiner et observer la Nature.
C'est à l'occasion d'une conférence de presse ayant eu lieu à la Bibliothèque de Morlanwelz que j'ai eu le privilège de rencontrer une première fois notre auteur. Nicole MacKenneth présentait son dernier né "La pierre de la destinée"
Gravement malade, elle mit un point d’honneur à honorer de sa présence, les 24 et 25 octobre 2005, la manifestation littéraire organisée par la Bibliothèque communale de Courcelles dans les locaux du Centre culturel.
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| Nicole Mac Kenneth - La Fureur de Lire 2005 - Pho Luc HEUCHON |
Ce furent ses dernières séances de dédicace. C'est avec émotion que j’appris son décès quelques mois après.
Bio-bibliographie
Entretiens avec l'auteure et questionnaire
Descamps, Marie-Grâce
Il était une fois un fantôme : Gouy-lez-Piéton, un écrivain se révèle,
“La Nouvelle Gazette”
Vendredi 18/04/2003, p. 28, ill.
Guily, Sandra et Willems, Luc
in
« L’invité du vendredi » sur
« Télé Sambre »,
Vendredi 05/09/2003
Pauwels, Martine
Du Hainaut aux Highlands, avec Nicole Mc Kenneth
« La Nouvelle Gazette : éd. Du Centre »,
N° 41, vendredi 18/02/2005, p. 6, ill.
Potie, Sophie
Un fantôme sort de l'ombre : Le second roman de Nicole MacKenneth, un écrivain bien de chez nous, vient d'être publié
"La Dernière Heure"
28/01/2003
Bibliographie
La mystérieuse route des ruines, ou, Les châtelains de Mortespierres
. – Bruxelles : Labor, 1997
. – 166 p. : ill.
La pierre de la destinée : roman historique
. – Jumet : IPH éd., 2005
. – 241 p.
Un fantôme en héritage
. - Jumet : IPH éd., 2
. – 319 p.
Luc HEUCHON – Tous droits réservés
jeudi 16 novembre 2017
Philippe Evrard, un éminent neuropédiatre courcellois a reçu la Légion d'Honneur en mai 2017
Evrard, Philippe – Pierre – Joseph -Ghislain
Courcelles, le 1er janvier 1942

Professeur Philippe Evrard

Philippe Evrard est le fils du fermier Ulysse Evrard, dernier occupant "privé" de la ferme de La Posterie. Cet ancien relais de poste abrite la Bibliothèque communale de Courcelles depuis 1981 et le Centre culturel régional depuis 1984. C’est dans ce lieu remplit d’histoire que Philippe Evrard passa sa jeunesse. Lors de son passage à Courcelles le samedi 13 août 2005, il évoqua la chute qu’il fit dans les escaliers menant à l’étage de l’ancien relais de poste. Il eut le nez cassé. L’accident lui laissa une cicatrice.

Courcelles "La Posterie", lino d'André-Pierre Masquelier

Il nous parla de sa famille. Son père était le fils d’un gros marchand de bestiaux dont la ferme était située à la limite de Courcelles-Trazegnies. Le grand-père paternel de Ph. Evrard importait des bestiaux venant de l’étranger. Ceux-ci étaient convoyés par train jusqu’à la gare de Courcelles-Motte. De là, ils étaient dirigés en troupeau à travers la commune jusqu’à la ferme familiale. Ulysse Evrard fit des humanités latin-grec à Charleroi et ne se destinait pas à la reprise des activités paternelles. C’est presque que contraint et forcé qu’il embrassa le métier de marchand de bestiaux et de fermier. D’ambition modeste et aimant méditer, il se contenta de gérer la ferme que lui avait acheté ses parents afin d’assurer le confort matériel à sa famille et financer les études de ses enfants. Outre le commerce du bétail, la ferme Evrard produisait un peu de lait et de beurre qui était vendu aux gens des alentours immédiats.
La maman de Ph. Evrard, née Yvonne Bizet, était institutrice de formation. Elle n’enseigna jamais. Elle se consacra à ses quatre enfants et à son ménage. Elle aidait également à la ferme. Elle était la fille d’un chevilleur rovien qui acquit une immense fortune entre les deux guerres. Mais, son père retiré des affaires fit de mauvais placements et perdit une grande part de sa fortune. Il fut complètement ruiné après avoir abattu un soldat allemand qui voulait occire un de ses employés d’origine juive. Afin d’échapper aux représailles de l’occupant, il acheta sa liberté aux autorités allemandes avec le reste de ses avoirs.
D’après Monsieur Georges Rousseau, le petit Philippe était un enfant turbulent et très intelligent. Il se rappelle que Philippe Evrard prenait un malin plaisir à se traîner sous les banquettes du tram qui le conduisait à l’école à Charleroi.
Après ses humanités au Collège des Jésuites à Charleroi, Ph. Evrard entreprend des études de médecine générale. Après avoir fait sa première année de médecine aux Faculté universitaires de Namur, il poursuit ses études à l’Université catholique de Louvain. Il devient au cours de sa deuxième année d’université étudiant-chercheur. Il est bien vite remarqué par les professeurs Pierre Baudhuin et Christian De Duve. C’est ainsi qu’il travaillera quelques années dans leur laboratoire de biologie cellulaire pendant ses études de médecine générale. Cependant, il s’intéressera à l’étude des mystères du cerveau humain à la suite du coma d’une personne qui lui était très proche. Il opte alors pour la neuropédiatrie. Il se spécialise à l’Hôpital de la Salpétrière à Paris. Il poursuit sa spécialisation à l’Harvard Medical School et au Massachusetts General Hospital de Boston. Par la suite, il créera , développera et dirigera le Laboratoire de Neuropédiatrie du CHU de l’Université de Louvain en 1969.
En janvier 1966, il épouse une athoise et courcelloise d’adoption, Ghislaine Botteman. C’est Ernest Glinne qui les mariera civilement. Le jeune couple part s’établir à Heverlee (Leuven). Par la suite, ils vivront à Leuven, Paris, Boston, Woluwé-Saint-Lambert.
Depuis 1995, ils vivent à Paris. Cependant, Philippe Evrard reste très attaché à sa commune d’origine. Il a écrit à ce propos : « C’est durant mes 24 années courcelloises que j’ai reçu les éléments de formation à la vie, à la médecine et à la science que je considère comme les plus fondamentaux et les plus importants. J’y ai noué des liens humains, affectifs, amicaux extrêmement solides. J’en garde une profonde reconnaissance et une grande fidélité ».
Le 21 mai 1967, son épouse lui donne un fils, Olivier. Ce dernier est actuellement ingénieur civil de recherche à la Société Canberra Instruments.
En 1995, il part créer à l’Hôpital Robert-Debré de Paris, le Service de Neuropédiatrie et des Maladies métaboliques. Par la suite, il y crée en 1999 le Laboratoire de Recherche INSERM E9935 en Neurologie et Physiologie du Développement dans ce même hôpital.
Lors de la séance d’inauguration du laboratoire de recherche, le vendredi 21 mai 1999, le professeur Evrard fit un exposé traitant du cerveau du prématuré et sa protection.
En 1997, Philippe Evrard est nommé professeur honoraire à l'UCL.
Fonctions qu’il a assuré ou assure encore :
Professeur à l’Université Paris 7 Denis-Diderot (Faculté de Médecine Xavier-Bichat),
Professeur des Universités (1ère classe), UFR (Faculté de Médecine Xavier-Brichat) et praticien hospitalier,
Chef de service au Service de Neurologie pédiatrique et des Maladies métaboliques à l’Hôpital Robert-Debré,
Directeur du Laboratoire de Recherche ISERM E9935 (Neurologie du Développement).
Président du fonds de dotation Robert-Debré.
Responsable scientifique de l’Université médicale virtuelle de Monaco, créée en 2008.
Président du comité de pilotage de la Haute Autorité de santé (HAS) sur la prise en charge de l’autisme.
Lors du quatrième colloque pluridisciplinaire Actualités
sur les explorations du cerveau et du psychisme de l’enfant dont il était
l’un des trois organisateurs, Ph. Evrard traita de la neuropsychologie
revisitée. Ce thème abordait les réseaux neuronaux et la mémoire
développementale, la modulation cérébrale, l’autisme, les syndromes autistiques
et l’épistémologie du cognitivisme.
Paradoxalement,
il est fait membre honoraire étranger de l’Académie royale de
Médecine de Belgique le 24 novembre 2001.
Le mercredi 19 janvier 2005, le professeur Evrard parla du Peuple de milliards de neurones au Collège de la Cité des Sciences à Paris.
Ce professeur émérite se plaint amèrement que l’enfant et la femme enceinte sont les parents pauvres de la recherche médicamenteuse. Les grands groupes pharmaceutiques se préoccupent plus de savoir si … une molécule prometteuse en pédiatrie, on vous demande si elle peut servir à la maladie d’Alzheimer car les médicaments sont faits pour le plus grand nombre – dont une population vieillissante et consommatrice. … Nous suggérons (les pédiatres) que lorsqu’une demande (d’autorisation de mise sur le marché) pour un produit destiné aux adultes, elle soit accompagnée d’une demande pour un produit similaire en pédiatrie.
Prix et distinctions :
- Officier de l’Ordre de Léopold (Belgique) (1988)
- Commandeur de l’Ordre de Mérite (Grand-Duché de Luxembourg) (1989)
- Commandeur de l’Ordre de la Couronne (Belgique) (1995)
- Chevalier de la Légion d’Honneur (France) (2017)
Le samedi 15 octobre 2005, il honore
de sa présence la manifestation intitulée les « Auteurs
courcellois s’éditent... ».
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| Mme et Mr Ph. EVRARD en compagnie du Dr Louis Marcelle - Courcelles : Fureur de Lire 2005 (photo : Luc Heuchon) |
Le 25 mars 2015, Philippe Evrard donne
une conférence intitulée « L’autisme. Que savons-nous ? Que faisons-nous
? » (2ème partie) pour
le compte de l’Académie royale de Belgique.
Lors d’une cérémonie organisée le jeudi 20 avril
2017, à la Résidence de France à Bruxelles, les insignes de Chevalier dans l’Ordre
national de la Légion d’Honneur ont été remis à Philippe Evrard par Mme Claude-France
Arnould, Ambassadeur de France.
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| Le Professeur Evrard et Mme l'Ambassadeur de France à Bruxelles le 20/042017 (Photo ambafrance) |
Sources biographiques
Entretiens et courriers échangés avec l’auteur
Différents sites WEB
http://archives.monacomatin.mc
https://lacademie.tv
https://be.ambafrance.org
http://robertdebre.aphp.fr
N.B. : la liste n’est pas exhaustive
BibliographieL’aphasie de l’enfant et les bases biologiques du langage / Anne Van Hout et Xavier Seron ; [préf. de Philippe Evrard]
. - Liège : Pierre Mardaga, 1983
. – 193 p. : ill. ; 22 cm
L’autisme, une priorité de santé publique
In
Etudes,
Tome 417, 12/2012, pp. 619-630
Brain development, timing and
comorbities
In The role of concausation of neurodevelopmental disorders / M. Bax
. – London : Castang Foundation and Mac Keith Press,
La caféine induit l’expression sonique de gène de Hedgehog
in
Astrocytes cultivés et des neurones / Nadia Sahir, Philippe Evrard et Pierre Grenssens
In Journal of Molecular Neuroscience,
Vol. 24, issue 2, 09/2004, p. 201-206
Developmental neurobiology / Alexandre Minkowski et
. – New York : Raven Press, 1989
. –
Au début de la vie psychique : le développement du petit enfant / ss la dir. de Julien Cohen-Solal et Bernard Golse
. – Paris : Odile Jacob, 1999
. – 385 p.
Le développement et les apprentissages / P. Evrard, P. Gressens, S. Marret, G. Willems
In Archives de Pédiatrie
N° 3, p. 44-52
Effets de [agonistes d’alpha] 2 – Adrenoceptor sur des dommages périnatals de cerveau d’Exitotoxic : comparaison de clonidine et de Dexmedetomidine / Vincent Laudenbach, …, Philippe Evrard, et al…
In
Anesthesiology,
Vol. 96, 01/2002, p. 134-141
Environnemental and genetic determinants of neural migrations and postmigratory survival
In
Nature-Nurture : Nobel Symposium : Acta Paediatrica,
1997, 86 p.
Ethique et droits de l’enfant dans l’hôpital pédiatrique
In
Les scientifiques et les droits de l’homme / ss la dir. de Lydie Koch-Miradon,
Gérard Toulouse
. - Paris : Maison des Sciences de l’Homme, 2003
. - 293 p.
Grande prématurité : dépistage et prévention du risque : expertise collective /
M. Dehan , P. Evrard, M. Kaminski, et al …
. – Paris : INSERM, 1997
Les malformations du système nerveux central
In Naissance du cerveau : congrès de Monaco, 22-23 avril 1982
. – S.n. : Pro Manuscripto, 1982
. –
. – p. 49-74
Neuropédiatrie / Gilles Lyon et
. – 2ème éd
. – Paris : Masson, 2001
. –
. – édité également en espagnol
The newborn and clinical applications : neuroscience and clinical applications /
H. Lagercrantz, M. Hanson, P. Evrard and C. Rodeck
. – Cambridge : University Press, 2002
. – 538 p.
Perinatal brain damage : from
pathogenesis neuroprotection /
Edited by Luca A. Ramenghi,
Philippe Evrard and Eugenio Mercuri
. – Montrouge : John Libbey
Eurotext, 2008
. – 263 p. : ill.
Progrès en neuropédiatrie / P. Evrard et M. Tardieu
. – Paris Doin, 2000
Stimulation et développement du système nerveux
in Au début de la vie psychique : le développement du petit enfant
. – Paris : O. Jacob, 1999
. –
. – p. 77-96
Le syndrome de dysfonctionnement cérébral minime, ses bases anatomiques,
sa sémiologie et les principes de son traitement
In Séminaires de Médecine scolaire,
35, 1973
Le syndrome hyperkinétique,
in
Louvain médical,
93, 1974, p. 357-358
Les troubles de l’apprentissage scolaire : examen neuropédiatrique des fonctions d’
apprentissage de l’enfant en âge préscolaire / Guy Willems, André Noël, Philippe
Evrard ; préf. de Jacques Thomazi
. – Paris : Douin, 1979
. – 102 p.
. – Extr. de la « Revue d’Hygiène et de Médecine scolaire et universitaire »,
Tome XXXII, n° 1-2, 1979
Troubles mentaux : dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent : expertise
collective / ss la dir. de P. Evrard
. - Paris : INSERM, 2002
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